Voici la première vidéo qui lance notre campagne de Crowdfunding. Repenser le système agricole est un sujet qui nous tient à coeur c’est pourquoi nous avons tenu à faire cette vidéo, qui n’est, bien évidemment, ni exhaustive ni parfaite. Elle vise avant tout une première approche de ce que peut apporter la permaculture. 

❀ Nous aider ❀

https://www.helloasso.com/association…

❀ Les références qui nous ont été utiles ❀ 

– Introduction à la permaculture, Bill Mollison 
– Site Internet de la ferme biologique du Bec Hellouin : https://www.fermedubec.com/la-permacu… 
– Animal, Cyril Dion

Script : 

Quand on pense à l’agriculture aujourd’hui, on voit la monoculture. On voit ces champs infinis. On voit ces parcelles immenses, patchwork de cultures qui recouvrent les zones rurales. On voit des plantes alignées, espacées continûment, avec entre chaque pied, la terre rase, nue et brute. On s’imagine alors, que c’est comme ça qu’on fait pousser des légumes, des fruits et des céréales. On s’imagine que c’est comme ça qu’on nourrit l’humanité. Et pas autrement. 

La monoculture, devenue agriculture conventionnelle, c’est faire pousser sur une parcelle agricole une espèce unique. Cette méthode facilite grandement la plantation et la récolte en grands volumes puisque cela laisse passer les machines agricoles. Alors : c’est quoi le problème avec la monoculture ? 

La monoculture engendre un cercle vicieux. Parce que l’on met une unique espèce et qu’on la renouvelle chaque année, le sol n’a pas le temps de se réapprovisionner en nutriments. Pour augmenter les rendements et compenser l’appauvrissement progressif de la terre, on utilise des engrais. De plus, les cultures sont à découvert, éloignées des éléments naturels qui les protègent habituellement des ravageurs et des maladies. En plus des engrais, on utilise donc des pesticides et autres produits chimiques. 

Et c’est à ce moment qu’on entre dans la spirale infernale. Les produits chimiques contribuent à tuer le vivant : les vers de terre et lombrics essentiels aux sols se raréfient, les insectes bénéfiques sont tués en même temps que les ravageurs, et chaque année, l’appauvrissement du sol doit être compensé par plus de produits chimiques. 

Ces méthodes ne détruisent pas que les sols. Elles détruisent la biodiversité, polluent l’eau et les sols, et nous tuent, nous, consommateurs. Elles nécessitent des machines qui utilisent des énergies fossiles, dont la dépendance est de plus en plus coûteuse, en argent, en autonomie et en liberté. 

Ces méthodes, nous avons longtemps cru qu’elles étaient la solution pour l’avenir. Il ne faut pas croire que les agriculteurs sont les grands fautifs. Ils sont, et ont été, pris dans un engrenage fait de politiques publiques, de concurrence avec l’international, de surendettement, du système de vente en grandes surface et de la mésinformation. 

La question qui se pose n’est pas où sont cachés les coupables mais bien : Comment faire pour tendre vers une agriculture plus durable ?

La durabilité, c’est prendre en compte 3 grands aspects : économique, social et environnemental. Appliqué à l’agriculture, c’est être capable de produire des aliments de bonne qualité sans détruire le vivant (environnement), en étant rentable et autonome en énergie (économique) et en s’assurant une redistribution équitable des produits (social). À quelques mots près, on retrouve l’adage de la permaculture : le soin de la terre, le soin aux personnes, le partage équitable. La permaculture est bien plus qu’une méthode agricole. C’est une série de “bonnes pratiques” pour “concevoir des installations humaines harmonieuses, durables, résilientes, économes en travail comme en énergie, à l’instar des écosystèmes naturels”. Ses concepts peuvent s’appliquer aussi bien à l’agriculture maraîchère, qu’à des cultures en zone urbaine ou à l’architecture. 

En agriculture : comment faire en sorte que les déchets produits par un élément soient les produits d’un autre ? Comment s’affranchir des machines et de l’utilisation d’énergies fossiles ?  Et comment préserver le rendement d’un tel système agricole ? 


Il est important que ces pratiques soient connues et démocratisées. Parce qu’elles apportent la possibilité d’une agriculture soutenable sur le long terme, qui nourrit les hommes sans les empoisonner et qui est complice de la nature. 

C’est vrai en France, comme au Pérou et dans le reste du monde. Quoi de mieux que de montrer que de telles méthodes sont possibles et efficaces pour convaincre ses voisins ? C’est le challenge de Carlos et Magali du projet CEAH basés à Chumbaquihui, au nord du Pérou. En plus d’un projet éducatif, nous aidons le couple à construire et concevoir une ferme autonome, basée sur la permaculture et l’agroforesterie. L’exemple proposé par leur ferme est en contraste avec les habitudes d’agriculture dans le pays, où la majorité de la déforestation vise à créer des parcelles agricoles. Au-delà d’être un exemple, ce processus permet une régénération de la terre et du vivant dans la zone. 

Parce que lorsque que l’on prend soin de la terre, celle-ci nous montre sa vigueur. La biodiversité son ardeur. Et la vie renaît.